..LAST WEEKS.. . .. PAST :: 5 : 4 : 3 : 2 : 1.... .. WHO ? WHY ? WHERE ?.. .... .COMPLEMENTS. .. ... MNÓAD........ CONTACT

 

 

. ARTICLE 53 (February 2009)
. SEBASTIEN BISET - IN PROGRESS

 

BAR NOMADE.

CARTES.

ARCHIVES.

TEXTES.

PHASE III (Sébastien Biset, Sébastien Rien, Antoine Boute) : www.projetphase3.com

PHASE 3 est un projet interdisciplinaire et collectif dont le matériau premier est la ville, ses espaces, ses flux, ceux qui les habitent ou les traversent. Le projet prend naissance au cœur de la cité, en traduit le rythme et les pulsions, il naît de l’espace partagé de l’agir social. La dimension participative du projet exclut cependant tout ludisme au profit d’une réflexion sur l’interconnexion des réseaux urbains et humains, hypertextes de pensées, d’expressions et d’actions. Des processus s’inventent à même les événements urbains, les accidents et les rencontres. Semés, improvisés, récoltés et configurés, ils échappent au contrôle et s’expérimentent dans la dynamique vivante de l’expérience.

 

 

 

 

. ARTICLE 52 (February 2009)
. MNÓAD - PERFORMANCES, Le VECTEUR

 

From january to may 2010, join us at le Vecteur. We'll propose some fascinating evenings ! For more information about us and our agenda, please visit us: : www.fausses-couches.net + www.vecteur.be.

March...

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+ MNÓAD, en partenariat avec la Médiathèque, présente... Jean De Lacoste poursuit depuis quelques années un travail de création au travers de vidéos et d’expérimentations musicales. Lauréat du récent festival Média 10/10 de Naumur, catégorie films expérimentaux, il présente ici plusieurs oeuvres dans lesquelles il figure des situations qui sont à chaque fois l’expression de l’introversion et de la fuite. En témoigne son film A place : lieux clos, lumières pénétrantes, perspectives opaques, silhouettes immobiles que fige un silence rythmé de faibles sons, mouvements vers l'en-dehors… Les lieux, en tant qu’espace-temps situés, articulations de parcelles d’espace et de temps, sont traités tant sur les plans plastique (forme), sémantique (sens) que psychique (affect-relation).

Vernissage de 18h à 21h. Performance "A long night" à 21h au Vecteur. Exposition du mardi 9 mars au samedi 27 mars. Du mardi au samedi, de 12h à 17h. Médiathèque, Avenue de l'Europe, 1 @ Charleroi

www.vecteur.be

 

 

 

 

. ARTICLE 51 (February 2009)
. BRUL #2 : A. BOUTE - A. FIERENS - Th DE GIRAUD - CHERESSE - SOUMONCES !

 

LES SOIREES BRUL (proposées par Antoine Boute aux Ateliers Claus, Bruxelles) EXPLORENT LES POINTS DE CONTACT ET ZONES LIMITES ENTRE POESIE SONORE + MUSIQUE (NOISE, BRUITISTE, EXPERIMENTALE, ETC) + PERFORMANCE + ARTS VISUELS + BIOLOGIE EXPERIMENTALE + PHILOSOPHIE EXPERIMENTALE + CUISINE EXPERIMENTALE + CONFERENCES + FILMS + INTERNET-ACTION + DANSE + EDITION + DISCUSSION + VOIX + TEXTES + ACTES + SONS + CORPS + BAR + MACHINES

26 FEVRIER 2010. SOUMONCES!

Si en région hennuyère le Carnaval, qui se passe généralement durant le mois de mars, est la partie la plus connue du public, il n’en demeure pas moins que les manifestations folkloriques ont débuté plusieurs mois auparavant. C’est en effet à l’approche des fêtes de fin d’année qu’ont lieu les répétitions de batterie, où les différentes sociétés de Gilles ont l’occasion de renouer le contact avec leurs tambours. Durant les mois de janvier et de février, prennent place successivement les « soumonces » en batterie et en musique. Les membres des sociétés folkloriques parcourent alors la ville revêtus de la tenue traditionnelle du mineur (hommage rendu par une ville/communauté aux travailleurs qui l’ont bâtie à force de labeur et de courage). Enfin, deux semaines avant l’apothéose finale du carnaval, les sociétés travesties créent l’animation à l’occasion des soumonces générales. Une débauche de couleurs et de costumes s’empare alors de la cité, et annonce le renouveau des saisons, au sortir de la rudesse de l’hiver.

Ce renouveau du cycle des saisons a enfanté la formation d’improvisation hennuyère (Belgique) SOUMONCES! (Sébastien Biset, Sébastien Karkoszka, Jean DL, et Impostor, selon les circonstances). Enjoy. Par le printemps, Prima Tempera, la formation retrouve son origine folklorique. Loin des Fausse(s) Couche(s) des Pratiques de l’Usure et Manières d’être là, et du bonheur des projets avortés et renouvelés dans les séquelles de l’enthousiasme, Soumonces! jouit d’un renouveau à chaque fois renouvelé. Pas d’enfantement dans la douleur, mais une spontanéité de l’action. Manière d’être là = Manière d’être au monde. Entre improvisation hennuyère, avortement popcore foutraque, songwriting décousu, envolées noise et autres dérapages, rien n’est préparé, anticipé, réfléchi. Tout est de l’ordre de l’accident, de la coïncidence, du sua ponte (volonté libre). Ca se dévoile sur le « coup », ce n’est pas une question de forme, mais un état de rencontre, du performatif, en somme, quelque chose qui s’invente en discontinu, sans consensus mais dans un accord intrinsèquement lié à la complémentarité/compatibilité de ses initiateurs.

À l’occasion du renouveau saisonnier, Soumonces! est né d’un Påskeøl live. Pâques est le versant chrétien du renouveau païen. Påskeøl est la Saint-Feuillien de Pâques (Påskeøl Abbey Ale) (7% vol. alc.), spécialement brassée en début d’année pour nous permettre de saluer en force le retour de la lumière et du printemps tant attendu. La robe se révèle ambre foncé. La mousse fine et compacte est légèrement jaunâtre. Au nez, le dégagement aromatique est agréablement soutenu, belle harmonie alliant malts caramélisés, houblons fins et épices. La bière est ronde et douce, rehaussée discrètement par une amertume très subtile. Sa longueur en bouche est surprenante. Brassée à l’origine pour le Danemark exclusivement (où la tradition de Pâques reste importante), on la trouve depuis peu dans la région du Roeulx, à l’approche du renouveau pascal.

Soumonces! c’est à la fois de l’« exotism noise pop improv » sans maitrise, du –core à tous les niveaux, la beauté de l’improvisation où les incidences progressent, se marient ou s’annulent. C’est aussi de la noise, un magma porté par ses membres, des pulsions, des décharges. ENJOY. Soumonces! c’est à la fois le chant et le cri. Le cri ne véhicule aucune parole, il est régression jusqu'au niveau le plus archaïque de la vie psychique et corporelle. Le cri est naturellement et culturellement un geste symbolique fort. L'affolement de la voix s'oppose à l'articulation de la voix. Il s'agit d'une impulsion première constituant une référence instinctive (le cri, premier bruit de la mise au monde – celui de la mère, celui de l’enfant). Condensation et association libre : alerte, décharge, énergie, vitalisme, extatisme, dépense. C’est aussi la musique comme simulacre du meurtre rituel - originel (le bruit/l’agneau ?), loin de la domestication. Du désordre (à l’origine il y a le bruit) en guise de commémoration, de célébration. Le glas des cloches (« elles chanteront vos joies et pleureuront vos peines »). C’est aussi l’éloge des fins, sans péjoration. La Fin. Moment auquel s’arrête un processus. En philosophie, la fin désigne ce vers quoi tend un système de choses. Terme, but. Sur le plan constructif, dans l’optique desdites Pratiques de l’usure & Manières d’être là : passer par l'excès et la saturation pour dépasser les acquis ; privilégier un processus de construction basé sur les soubresauts de l'éclat. Une « pratique de l’usure » fondée sur le sentiment d’une succession d’impasses, autrement dit des balises à dépasser – d’une manière ou d’une autre. Si elle peut troubler par sa dureté et son besoin de renouvellement, on ne peut considérer cette attitude comme négativiste, elle ne sous-tend aucune complaisance nihiliste basique : elle est une construction fondée sur ce qu’on pourrait se hasarder à nommer, dans l’excès au fond amusant de délire intellectualiste, une « téléologie anomique ». Une perspective fuyante caractérisant nos projets, une fuite vers l’avant passant par la mise en impasse de chaque étape de l’itinéraire (autrement dit des pratiques de l’usure, de la saturation, de la dépense, ce qui témoigne d’une approche très vitaliste du comportement, des choix et de l’usage du temps imparti). (Avant toute chose) À mon avis c’est la fin… ENJOY. Limite. Frontière entre deux réalités contigües. Point où s'arrête l'action de quelqu'un ou de quelque chose. Ce avec quoi on flirte avant l'excès. La fin se mêle au Projet. Aspect de ce qui est vu de loin. Point de vue, approche particulière sur une idée, un événement. Représentation, éventualité. Ensemble d'activités qui sont prises en charge, dans un délai donné et dans les limites de ressources imparties, par une ou des personnes qui y sont affectées dans le but d'atteindre des objectifs définis. Perspective. Prospectif-ve. Relatif à l’avenir, dont l’intelligence est orientée vers l’avenir. Science qui a pour but d'étudier l'évolution des sociétés dans un avenir prévisible. Anticipation. Usure. Détérioration due à une utilisation trop fréquente ou prolongée. Affaiblissement, disparition sous l’effet du temps. Vitalisme. Conception philosophique définissant la vie comme de la matière dans laquelle se trouve un principe ou force vitale. Selon cette conception, c'est cette force vitale qui insufflerait la vie à la matière. D'après cette doctrine il existe en chaque individu un « principe vital », distinct à la fois de l'âme pensante et des propriétés physico-chimiques du corps, gouvernant les phénomènes de la vie. Malgré son unité sémantique, le vitalisme est à entendre de deux façons : d'une part, il s'agit d'une position scientifique de nature axiomatique qui a été l'objet de débats et de polémiques au sein de la communauté scientifique et qui est aujourd'hui tombée en désuétude, d'autre part, il s'agit d'une position – ou théorie – philosophique encore vivante aujourd'hui.

Ca fermente et ca jaillit, empreint de circonstances et de situations. Ou comment jouer du contexte, sans contrôle, sans domestication. On dit d’un bon whisky qu’il est, selon certains équilibres, empreint des particularismes des lieux et du contexte de sa production. Si Soumonces! était une bière, ce serait une bière sauvage. La micro-flore sauvage produit plus d’arômes et de saveurs vivaces que les levures cultivées. La sauvagerie est excitante. Michael Jackson, critique et spécialiste britannique de la bière et du whisky, l’a exprimé par cette analogie : la bière sauvage, c’est la musique live, contextualisée, en situation, par rapport au studio qui, neutralisateur d’accidents, écrête les nuances, nivelle les productions, homogénéise la création. Le geste musical est, à l’origine, essentiellement performance. Il se déroule et se dévoile en acte ; ce sont les pratiques de l’écriture, d’abord, et les méthodes de captation, ensuite, qui ont minoré sa valeur performantielle pour lui préférer la forme, abstraction faite du temps et du contexte de l’exécution. Jusque là, la musique a toujours été hic et nunc, entendue lorsque jouée. Quoi qu’on attende d’elle, la musique n’est pas déliée d’une situation, d’une concrétude, elle n’est jamais totalement autonome. À croire que la seule chance pour la musique d’être perçue sans trahison, à l’heure où nous avons dépassé la simple trahison des images pour une trahison des perceptions, est d’être vécue ou comprise en tant que situation, autrement dit elle doit être contextualisée pour s’incarner véritablement – par-delà le spectacle, sa scène et donc sa mise en scène, ses effets, ses simulacres. À trop l’abstraire on rêve d’une musique désincarnée, fantasme de l’harmonie et du dépassement. Mais elle n’existe qu’en passant à travers nous, au travers d’un ou de sujets, physiques, psychiques ; elle émane du réel et s’incarne dans un moment et un lieu définis (épiphanie – « manifestation »). Elle est un incident de la vie dompté par l’esprit. Elle se vit, empreinte des micro-événements participant de son espace-temps spécifique, elle nous échappe et nous emmène, in fine, chaque fois un peu plus loin.


De la Folk Noise bien accordée, bien balancée. Noise, la vie d'un homme qui n'aimait pas le bruit. ... Une pensée murie au rythme des réjouissances et des glas. C’est un flux, un rythme sans réelle pulsion. Juste quelque chose de continu que nos activités ponctuent, donnant le sentiment de le suspendre, de l’accélérer ou de le ralentir. Voire d’y mettre un terme. Le glas.

Je suis en quête de CLARTÉ bordel !!!! Je veux bien des lueurs obscures mais de la LUEUR !!!! Je veux chanter dans des bols avec des micros de contact. Je ne veux pas jouer à Dieu avec le monde animal. Je veux de la fracture, de la révélation LUMINEUSE !!!! Frappe, Thor, de ton Arc. Fais descendre ta FOUDRE sur mes pénates endolories. Que crie le cerf d'or dans les vallées en mal de la RÉVÉLATION. Rouléboulez, organes anticlinaux ! La vie sont (sic) des combat shoes prêtes à fouler les terres inondées de BLANCHEUR ! Je veux voir le sang à raison, et les madones éthérées chantant au ciel des CANTIQUES fusionnels. Je veux des ganglyons matriciels heureux, soulevant de poussifs BLIZZARDS lézardesques et d'innombrables fantasmagorrhées. Des chimères célestes enivrées, à la queue stellaire traînant dans les NIMBES. De quoi apercevoir la FRAÎCHEUR arctique enveloppante et tonitruante. En boréales, gargantuesques harpies gentilles et épileptiques. Des Loreleis et des Corydons hurlant au fifre des désirs humains comblés. Des apocalypses diluviennes et satisfaites. Des archéoptéryx de neige, qui garnis, angora ou encore gavés de sauge, gorgés de jus de raisins SOLAIRES, se délectent de musique EXHALTÉE et d'orgues époumonés vers le Levant. Des infra-fréquences extatiques et harmonisées, de par les cors des versants suisses, des moraines, et des ubacs malicieux en ronde fleurie. Voile, descend, obscur, couvre mes paupières de ton huile de mer, la surface s'est investie de mon âme. Réveille-toi et va faucher la rondeur. Un geste suffira et tu ne reviendras jamais. Prospérité de la décision, de l'inéquation et de la détermination. La termination. L'aquascillon. Le tracé ondulant des fresques frissonnantes. Gourmettes d'argent portant ton nom : Michel.

 

 

 

 

. ARTICLE 50 (January 2009)
. NOISE (CYCLE) - S. BISET ET AL.

 

Janvier - Mai 2009 : Cycle de conversations sur la noise à l'Iselp, coordonné et mené par Sébastien Biset (historien de l’art et musicien, FNRS-UCL, MNÓAD, (SIC)). En collaboration avec Jean De Lacoste (artiste, musicien) et la Médiathèque (Anne Genette et al.).

Si la distinction entre musique et bruit a toujours été au cœur des débats, il apparaît plus ou moins clair que le bruit a toujours été ressenti comme destruction, pollution, agression contre le code qui structure le message. Force est de constater, pourtant, que le bruit ne se pense pas dans sa seule forme parasite ; en témoigne l’existence d’une tendance musicale non-conforme aux us et traditions, relevant de dispositions culturelles nouvelles : une tendance bruitiste, communément qualifiée de « noise ». Elle prend à contre-pied les plus communes définitions de la musique, fondées sur sa dimension esthétique, pour s'intéresser à d'autres aspects de l'œuvre : sa structure, son sens, son effet sur l'auditeur, ou les différentes caractéristiques du son. Depuis la genèse conceptuelle du bruitisme, au début du XXe siècle, nombre de compositeurs ont intégré et pensé l’objet bruit, ouvrant l’acte de composition et la musique à de nouvelles possibilités, des territoires sonores jusque là inexplorés. Une réflexion sur la nature du bruit et sa place dans la musique, au coeur de nos sociétés et de nos vies, montre que, loin de toute impertinence et d’un régime de l’absurdité, le geste « noise », par-delà une conception du bruit comme objet privé de signification, engage le praticien dans une posture culturelle sans précédent, singulière, extra-musicale. Ainsi, le geste noise fait sens – il produit du commun et du sensible – et révèle des comportements, aptitudes et besoins propres à nos sociétés contemporaines.
Il s’agira par conséquent, à travers ce cycle balançant de la théorie à la pratique, de questionner le concept noise au départ des notions de « parasite », de « violence », de « pollution », de « détournement », mais aussi de la question politique qui le sous-tend (tendance à la fois subversive et légitimée, critique car disensuelle, conditions actuelles de production, démocratisation des pratiques créatives, etc.), en l’illustrant de cas concrets, d’artistes, de travaux et de pratiques, de manière à décrire et justifier l’usage de l’objet bruit par les musiciens et artistes du XXe siècle à nos jours, pour le saisir in fine dans un sens élargi, dans et par-delà son historicité, aux limites de son actualité.


28 janvier 2010 :

18h30-20h30 :

Axe 1. Origines : la genèse conceptuelle du bruitisme (1ère moitié XXe siècle) : En 1913, le futuriste Luigi Russolo publie son manifeste l’Art des Bruits. Il inaugure un siècle de modernité bruyante où se réévaluent les notions de silence, de bruit et de musique. Futuristes et avant-gardes, Erik Satie, Edgar Varèse… autant d’artistes et de compositeurs qui réintègrent l’objet bruit dans leurs œuvres, posant la distinction bruit/son et appelant à un angle d’écoute renouvelé.

20h-21h30 :

Performances, concerts de Simon Quéheillard (fr) et Thomas Bonvalet (L’Ocelle Mare) (fr), Arnaud Rivière (fr).
Simon Quéheillard (Bordeaux, Paris) est artiste plasticien et musicien. Il propose une musique produite et réduite à la vibration subtile et recherchée de cordes de guitare folk.

L’Ocelle Mare est le projet solo de Thomas Bonvalet (Ribérac), guitariste de feu Cheval De Frise. Par le passé il a joué avec Deerhoof, Gorge Trio, Radikal Satan, le Ton Mité et Chevreuil, notamment. Le corps entier de ce musicien rare, sincère, technique, se voue à la guitare et à son expérimentation, sous des formes tendues, courtes, complexes, souvent en suspens ou irrésolues.
Arnaud Rivière (Paris) place le phénomène électrique au centre de son dispositif, utilisant les parasites et le feedback comme matière première. Traficage au rayon bricolant, table de mixage bouclée sur elle-même, microphones et haut-parleurs... « Feedbackophile non repenti mais avec les mains, Arnaud Rivière se débrouille avec l’accident et le virage ».

25 février 2010

18h30-20h30

Axe 2. Un univers sonore (1950-1970) : En 1948, Pierre Schaeffer, homme de radio et polytechnicien, se met à composer en studio au départ d’un traitement des bruits. Il donne naissance à la musique concrète et à son corolaire, l’écoute réduite, ouvrant la voie à plus d’un demi-siècle de musique acousmatique. Au début des années 1950, le compositeur John Cage développe un autre type d’écoute, avec 4′33″, pièce souvent décrite comme « quatre minutes trente-trois secondes de silence», mais qui est en réalité constituée des sons de l'environnement que les auditeurs perçoivent lorsqu'elle est interprétée. La pratique et la conception de la performance musicale de Cage influenceront profondément l’art de la néo-avant-garde, au premier plan de laquelle Fluxus qui multiplie les concerts et situations expérimentales centrées sur le fait musical.

20h30-22h30

Projection de Fuck You, un film de Guy Marc Hinant et Dominique Lohlé (Belgique, 2009, 100’), qui introduit les séances suivantes en jetant un regard frontal sur la scène expérimentale en Chine contemporaine. Musicien intransigeant et figure tutélaire de la musique bruitiste, Zbigniew Karkowski (Pologne, 1958) a étudié avec Xenakis, Messiaen, Boehmer et Boulez. Après avoir vécu à Gothenburg, Amsterdam et Berlin et joué aux quatre coins du globe, Karkowski s’est installé à Tokyo, où il réside depuis 1995. Convaincu qu’il est de la responsabilité de l’artiste de notre temps de voyager et de travailler dans le monde entier, afin de comprendre toutes les cultures et de découvrir une forme de vérité, Karkowski considère l’exil (géographique, politique, social) comme une condition nécessaire à toute création. Il n’est pas intéressé par la définition traditionnelle de la musique, estimant au contraire que les théories et systèmes musicaux doivent être détruits. C’est en Chine que Guy-Marc Hinant et Dominique Lohlé l’ont suivi pour réaliser ce nouveau volet de leur passionnante série Observatoire des Musiques Electroniques, qui fait suite aux portraits de Luc Ferrari, Henri Pousseur, David Toop et Léo Kupper. Fuck you, qui rend compte de cette rencontre aux allures de choc frontal, est une plongée au coeur de la scène musicale expérimentale chinoise (Dickson Dee, Torturing Nurse, Sun Meng Jin, Wand Changcun, The Bamboo Lover) et confronte des visions radicalement divergentes sur les enjeux de la musique.

25 mars 2010

18h30-20h30

Axe 3. Environnement industriel, environnement électronique et performantiel noise : Au tournant des années 1970-1980, le bruitisme fait l’objet d’interprétations et d’expériences variées. Rapidement se distinguent les environnements industriels (Vivenza, etc.) et les environnements électroniques (Merzbow, etc.), évoluant vers des technologiques toujours plus numériques, au tournant des années 1990-2000. La dimension performative du geste noise pose question. S’opposent deux aspects de la noise music, l’un caractérisée par des moments de dépense (forme « vitaliste » de la performance) l’autre par la froideur et la retenue (forme « mécaniste »). Il y a le dionysiaque et l’apollinien, le chaud et le froid, le lyrique et le géométrique, le gestuel et le constructiviste.

20h30-21h30

Communication de Matthieu Saladin (CNRS, Paris) sur les perspectives politiques du rapport au bruit (et leur évolution) à l'œuvre dans les pratiques musicales expérimentales et populaires dans le contexte de l'économie capitaliste et ses transformations depuis la seconde révolution industrielle jusqu'à aujourd'hui. Doctorant en Esthétique (Département Arts et Sciences de l’Art) à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Laboratoire IDEAT, Matthieu Saladin effectue ses recherches dans le champ des musiques expérimentales et plus particulièrement sur la pratique de l’improvisation libre à laquelle est dédiée sa thèse de Doctorat. A travers ses travaux, il s’intéresse aux processus de création de ces musiques, à leurs enjeux esthétiques et politiques, et aux rapports que les musiciens entretiennent avec les technologies et la société au sein de laquelle ils s’inscrivent. Il enseigne l’Esthétique des Musiques Actuelles à la FLSH (Faculté Libre de Lettres et Sciences Humaines) à l’Université Catholique de Lille et travaille au sein de l’équipe de la revue de recherche Volume ! (autour des musiques populaires). Il est également musicien, investi dans les musiques expérimentales, et a publié plusieurs disques en solo et en groupe. Sa pratique musicale s’inscrit dans une approche conceptuelle de la musique, en réfléchissant sur l’histoire des formes musicales et des processus de création, ainsi que sur les rapports entre musique et société.

22 avril 2010

18h30-20h30

Axe 4. Anecdote, parasitose, agression et pollution sonore : le champ élargi : Quel sens est attribué au bruit ? De Throbbing Gristle à la japanoise (Merzbow, Masonna, Otomo Yoshihide, etc.), les approches diffèrent. A l’aube du XXIe siècle, alors que les démarches coexistent, le bruitisme s’inscrit dans un champ élargi, de l’usage du bruit comme anecdote (fieldrecording) au bruit parasite et à l’accident.

20h30-21h30

Communication de Cédrik Fermont aka C-drík qui élargira la conception purement occidentale de la noise, en abordant d’autres régions du monde (Asie, Afrique, etc.), et en relatant ses rencontres et expériences. C-drík est musicien, producteur, et organisateur, actif dans le registre des musiques expérimentales. Indus, Breakcore, Grind Digital, Noise… Audace, force et pertinence se dégagent de ses nombreux travaux et projets. Il présente des compositions industrielles influencées par les traditions de diverses régions du monde et tente de sortir de l'équation musique industrielle = musique occidentale. Grand voyageur, la globalité de son œuvre est comme un carnet de voyage dans lequel il est possible de saisir toute la richesse d’une scène qui ne se restreint pas aux pays dits « occidentaux ».

27 mai 2010

18h30-20h30

Axe 5. Le geste noise : état et perspectives. Dans quel contexte socio-culturel la pratique noise se développe-t-elle, à l’heure actuelle ? Quel rapport entretient-elle avec les institutions ? Quelle est la portée de son contenu critique ? Quels sont les effets de la démocratisation des outils de (re)production (logiciels de traitement du son, baisse des prix du matériel hi-fi et multimédia, systèmes de copies sur supports optiques, ère du numérique, etc.) et de l’engouement pour le social networking et les échanges (netlabels, licences ouvertes, etc.) sur la pratique ? Quelles perspectives semblent se dessiner ?

20h30-22h30

Performances de Portable Noise Kremator, Jean DL, Jeroen Vandesande, JF Blanquet, Antoine Boute.

Portable Noise Kremator est le projet noise de Wim Van Gelder (Hoegaarden), ancien membre de l'experimental dead trash band ManGenerated, disparu en 2004. Il met à jour le site Mangenerated, tient un blog consacré à la noise, parsème le net des vidéos captées lors de telle ou telle performance, et performe aujourd'hui avec toujours cette même intensité, expression et conviction.
Jean DL. Diplômé de l’Ecole de Recherche Graphique (Bruxelles), Jean De Lacoste (le Roeulx) poursuit un travail de création au travers de vidéos et d’expérimentations musicales essentiellement. De manière générale et symptomatique, son travail consiste en un rapport singulier aux lieux et au temps selon une dualité intérieur/extérieur, tant sur les plans physiques que psychiques. Travaillant la guitare par la seule force de l’improvisation, ses performances se révèlent silencieuses, réductionnistes, ou, à l’opposé, des plus bruyantes.
Jeroen Vandesande (Gand) est artiste et musicien. En tant que guitariste il a participé activement à différent projets et fait usage, en solo, de pratiques expérimentales peu communes, notamment en travaillant des drönes de guitare digitalement manipulés (laptop), toutes sortes de samples et des percussions.
Jean-François Blanquet (Bruxelles) cherche dans le bruit et l'instabilité des ouvertures propices à l'exploration des sens. Il s'intéresse depuis 2000 à la vidéo et réalise des créations sonores et visuelles pour le théâtre, la danse et le multimédia. Ses travaux sont axés sur l’expérimentation directe, cherchant à déblayer dans l'instant toute idée de contrôle. Il co-dirige le groupe de création projectsinge depuis 1998 et fait parti du projet live audio_video DEMOLECULARISATION.
Antoine Boute (Clodo 3000) vit à Tervuren, presque dans la forêt. Romancier, poète, il use de divers supports (papier, internet, scène) et prend plaisir à collaborer avec d'autres auteurs et artistes. Narration, détournement, bruit, écriture, lecture, polars, conférences, etc. Sa pratique repose fondamentalement sur le langage, ses limites et ses détournements.

N.B. : Le cycle sera ouvert et lié à d’autres propositions, interventions, performances, au fil des mois. Ses intervenants et leurs sujets croiseront d’autres agendas, orienteront les curieux vers d’autres expériences, en dehors du cycle en tant que tel.

Programme PDF

Iselp. Bvd de Waterloo, 31, 1000 Bruxelles. www.iselp.be

 

 

 

. ARTICLE 49 (January 2009)
. MNÓAD - PERFORMANCES, Le VECTEUR

 

From january to may 2010, join us at le Vecteur. We'll propose some fascinating evenings with Pauwel de Buck, Martiensgohome, Mecha/Orga, Hoquets, Simon Quéheillard, l'Ocelle Mare, Arnaud Rivière, Alan Courtis, Sthalmus Delegation, Sudden Infant, Wild classical music ensemble, and more ! For more information about us and our agenda, please visit us: : www.fausses-couches.net + www.vecteur.be.

January - February ...

 

 

 

. ARTICLE 48 (December 2009)
. EMPREINTES - S. BISET

 

On dit d’un bon whisky qu’il est, selon certains équilibres, empreint des particularismes des lieux et du contexte de sa production. Qu’elle provienne de rivières tumultueuses, de lochs aux profondeurs tapissées de tourbe ou de sources cristallines, s’écoulant sur du granit, du calcaire ou du quartz, acide, chargée en sels ou en fer, la présence d’une réserve naturelle d’eau a depuis toujours conditionné l’implantation des distilleries, qui ne jurent que par sa qualité en revendiquant son influence sur les arômes du whisky. Parmi d’autres facteurs contingents et contextuels, les levures utilisées au cours de la fermentation contribuent à enrichir la palette aromatique en réagissant à des microclimats spécifiques. Aussi, à partir du XXe siècle, les producteurs, contraints de faire vieillir leur whisky au moins 3 ans, commencèrent à s'intéresser aux vertus organoleptiques du chêne (jadis apprécié essentiellement pour sa robustesse et son étanchéité) et à son impact sur la palette aromatique et chromatique. Il est ainsi fréquent que le vieillissement s’opère dans des fûts ayant contenu d’autres alcools au préalable (bourbon, sherry, etc.). L’air ambiant qui s’infiltre à travers les pores du bois a également son importance. Le fût respire, il inhale l’air du pays. Ainsi les whiskies qui vieillissent à proximité de la mer, notamment ceux de l’île d’Islay et de l’île de Skye (Ecosse), s’imprègnent des arômes marins et développent des saveurs salées parfois très marquées.

On peut en dire autant des lambics. On doit aux micro-organismes invisibles présents dans l’air des aliments et des boissons élémentaires : pain, fromage, vin, bière, etc. Des millénaires durant l’homme a apprécié ces aliments de base et ces plaisirs avant que quiconque n’examine la levure au microscope et ne produise des cultures conformes à ses désirs. Si au fil de l’Histoire toutes les bières ont été fermentées par ces levures sauvages, rares sont les brasseries qui persistent à utiliser le procédé de la fermentation spontanée – parmi les plus connues, citons celles de la vallée de la Senne, qui coule à travers et, le plus souvent, en dessous de Bruxelles. C’est cette indomptabilité d’un élément fondamental de la fabrication de la bière qui fait des lambics des bières interpellantes au goût, pouvant choquer ou séduire quiconque apprécie les explorations sensorielles. La micro-flore sauvage produit plus d’arômes et de saveurs vivaces que les levures cultivées. La sauvagerie est excitante. Feu Michael Jackson, critique et spécialiste britannique de la bière et du whisky, l’a exprimé par cette analogie : la bière sauvage, c’est la musique live, contextualisée, en situation, par rapport au studio qui, neutralisateur d’accidents, écrête les nuances, nivelle les productions, homogénéise la création.

Le geste musical est, à l’origine, essentiellement performance. Il se déroule et se dévoile en acte ; ce sont les pratiques de l’écriture, d’abord, et les méthodes de captation, ensuite, qui ont minoré sa valeur performantielle pour lui préférer la forme, abstraction faite du temps et du contexte de l’exécution. Jusque là, la musique a toujours été hic et nunc, entendue lorsque jouée. Cet hic et nunc tend parfois à être retranscrit par certains enregistrements refusant la neutralité et l’aseptisation d’usage en studio. Lo-fi (low-fidelity) est une expression apparue à la fin des années 1980 pour désigner des pratiques adoptant des méthodes d'enregistrement primitives dans le but de produire un son sale, volontairement opposé aux sonorités jugées aseptisées de certaines musiques populaires. D’autres pratiques se chargent de rendre le réel, d’en saisir l’empreinte ou d’y référer. On pense notamment à ces tentatives de capturer un moment et un lieu précis liés aux circonstances de l’enregistrement (field recording). De manière générale, les pratiques de field recording révèlent une multitude de manières de tendre le micro vers le monde, en s'intéressant à des objets très diversifiés : la vie quotidienne domestique, la vie d’une région, d’un lieu, culturel ou naturel, certaines activités particulières liées à des industries ou des métiers, des événements qui sortent du quotidien, témoignages de pratiques sociales ou de moments de socialité, comme les carnavals, les fêtes populaires ou cérémonies religieuses, ou plus largement des situations sonores remarquables aux oreilles du collecteur (Aki Onda, Francisco Lopez, Johannes Helden, Hildegard Westerkamp, Annette Vande Gorne, Sarah Peebels, Tobias Hazan, David Jackman, Michael Rüsenberg, Justin Bennett, Chris Watson, Lionel Marchetti, Peter Cusack, Eric La Casa, Toshiya Tsunoda, Richard Harrison, Jacob Kirkegaard, Disinformation, Minori Sato, etc.). Bien qu’il semble de prime abord n’être qu’une curiosité ou un cas particulier de musique expérimentale, cet objet sonore a priori peu identifiable qu’est le field recording se révèle fondamental, en ceci qu’au-delà d’un travail de mémoire et de poésie du quotidien il est peut-être par-dessus tout une manière de penser le contexte avant la forme, les environnements et les situations plutôt que les configurations ex-nihilo. Nous l’avons vu, le geste musical est prioritairement performatif, il se dévoile en acte (dans les actes du langage, un performatif consiste en le fait qu'un mot ou une expression constituent par eux-mêmes la chose qu'ils énoncent). Approcher le réel pour ce qu’il est, sur le plan musical, c’est être à son écoute, disponible à son immédiateté, dans un monde de surinformation auditive et de saturation des signaux. L’esthétique cagienne, mieux qu’une autre, a mis en exergue cette dimension fondamentale qui lie la pratique musicale, la performance et la vie. Au tournant des années 1950, le compositeur a en effet renouvelé l’exercice de l’écoute avec 4'33'', pièce silencieuse constituée des sons de l'environnement que les auditeurs perçoivent lorsqu'elle est interprétée – une conception de la performance musicale décisive pour le développement ultérieur des pratiques néo-avant-gardistes (Fluxus multiplie, la décennie suivante, les concerts et situations expérimentales centrées sur le fait musical et son contexte d’exécution). Quoi qu’on attende d’elle, la musique n’est pas déliée d’une situation, d’une concrétude, elle n’est jamais totalement autonome. À croire que la seule chance pour la musique d’être perçue sans trahison, à l’heure où nous avons dépassé la simple trahison des images pour une trahison des perceptions, est d’être vécue ou comprise en tant que situation, autrement dit elle doit être contextualisée pour s’incarner véritablement – par-delà le spectacle, sa scène et donc sa mise en scène, ses effets, ses simulacres. À trop l’abstraire on rêve d’une musique désincarnée, fantasme de l’harmonie et du dépassement. Mais elle n’existe qu’en passant par nous, par un ou des sujets, physiques, psychiques ; elle émane du réel et s’incarne dans un moment et un lieu définis. Elle est un incident de la vie dompté par l’esprit. Elle se vit, empreinte des micro-événements participant de son espace-temps spécifique, elle nous échappe et nous emmène, in fine, chaque fois un peu plus loin.


Sébastien Biset, automne 2009



- V3 d’un texte rédigé à l’intention d’un atelier d’édition éphémère (Art Act, Appendices, M. Fadat).
- Version réduite d’une V2, « Empreintes (des lieux et des contextes) », publiée dans Flux News, hiver 2010.
- Version accompagnant l’enregistrement Openfield et la vidéo This Way Out (09), package à 30 exemplaires, Perkunowa Recds.


 

 

 

. ARTICLE 47 (December 2009)
. S. BISET - VARIOUS

 

NEW PACKAGE (autumn 09) on Perkunowa Recds. Openfield is a subtle journey built from scattered travels and moments of 2009. Sébastien Biset (Sepia Hours, Soumonces!, MNÓAD, Nomad Bar, (SIC)…) drives us through the lands with a collection of field recordings, in which he drew his own noise, post-folk compositions, indietronic pieces, darkness and light. You’ll travel skies and seas, towns and islands, thanks to the original sound and “This Way Out“, a short art movie. All coming in an elegant handmade package (on sale) containing a CD-R, a mini-DVD, some cards and a noble-drinks-related booklet.  Limited to 30 physical copies… + timeless free download on Perkunowa !

5th Beer Bar.

Nomad Bar. Situations & Processus.

Small photo book about mobility and improvisation. (Unique ex.)

Cards + Fake Rhodian Flyer.

 

Archived : Place de la Chapelle, 1 - 7070 Le Roeulx.


 

 

 

. ARTICLE 46 (October 2009)
. EDGAR WAPPENHALTER, IGNATZ, HEAD OF WANTASTIQUET

 

EDGAR WAPPENHALTER. Ce jeune et talentueux songwriter gantois mêle chansons intimistes brouillonnes et construites sur des structures incertaines, longs passages instrumentaux envoûtants, influences lo-fi et improvisations.

IGNATZ. Seul avec sa guitare, Ignatz développe un folk psychédélique meurtri et fantomatique. Il emmène son public dans un univers d'expérimentations et de blues extra-terrestre.

HEAD OF WANTASTIQUET. Avec ses sons de guitares et banjos introspectifs, de l'arpège à l'archet, Paul Labrecque propose des voyages ventilés de réminiscences "American Primitives" des années soixantes.

Bar ouvert dès 19h30. Concerts aux alentours de 20h. 5 €. Le Vecteur, rue de Marcinelle, 30, 6000 Charleroi.

 

www.fausses-couches.net + www.vecteur.be

 

 

 

. ARTICLE 45 (October 2009)
. IRLANDE (DUBLIN / WICKLOW / DROGHEDA) + XIXe GRAND CHAPITRE

 

10 Octobre 2009

Célébration du XIXème Grand Chapitre de la Confrérie Saint-Feuillien, en notre ville du Roeulx. Accueil à l'ancien hôpital St Jacques, hommage traditionnel à St Feuillien en l'église du Roeulx, conférence "Le Roeulx : ses fortifications et ses remparts" par Monsieur Gérard Bavay (docteur en histoire) dans le domaine du château du Roeulx ; circuit commenté dans le parc à la découverte des vestiges des fortifications... Enfin, le Grand Maître et les Confrères ouvrent les portes de la brasserie aux invités pour le verre de l'amitié.

 

3 - 5 Octobre 2009

IRLANDE. Jean DL, Ben Impostor et Sébastien Biset. Dublin / Wicklow / Drogheda. Enjoy.

 

 

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. ARTICLE 44 (September 2009)
. LES NOEUDS DE FORCE D'UNE GEOGRAPHIE MECONNUE

 

Les nœuds de force d’une géographie méconnue

S’il fâche, le consumérisme musical n’est pas prêt de se responsabiliser. Après tout, à quoi bon proscrire l’insouciance et l’irréflexion si elles permettent de jouir sans entrave, au son des expressions musicales les plus standardisées ? Parce qu’à trop croire que les médias informent suffisamment, qu’ils sont le reflet d’une actualité, d’une réalité jusque dans son hétérogénéité, on s’en contente à tort sans se douter que dans l’ombre fourmillent des initiatives dont on ne soupçonne pas l’existence. Aussi, plutôt que de nous livrer ici à un focus ex nihilo, sans doute apparaît-il nécessaire d’attirer au préalable l’attention à la fois sur ces initiatives et sur les conditions qui les permettent et les influencent, en consacrant quelques lignes à une géographie méconnue des événements sonores en Belgique, sous des formes diverses, échappant souvent aux catégories, parfois même les plus pointues.
Se suffire des médias les plus accessibles et des événements les plus populaires empêche, en les ignorant, l’accès aux médias alternatifs et à certains espaces ou événements culturels. Ceux-ci restent un objet de curiosité pour ceux que l’on qualifie hâtivement d’ « initiés » ou, plus simplement, de connaisseurs. Péjoratifs pour certains, valorisants pour d’autres, ces termes révèlent la difficulté d’aborder un domaine méconnu, de pénétrer un champ d’activités a priori fermé, obscur, complexe – souterrain disent certains (underground). Si ignorer, c’est marginaliser, sans doute faut-il aussi tenir compte du fait que certains acteurs de ces milieux recherchent volontairement cette mise à distance, à même de les préserver du commun – le risque étant que le commun nous prive du singulier. Mais ce n’est pas le lieu d’en débattre. Entre les intentions d’isolement des uns et le déni des autres, il y a de la place pour tous ceux – bien plus nombreux – qui travaillent positivement à permettre et promouvoir des formes culturelles non consensuelles, pragmatiques et expérimentales. Et les considérer s’impose ; c’en est presque une question d’altérité : la reconnaissance de l’autre dans sa différence.
Excepté à quelques rares occasions, sur quelques stations au seuil de tolérance plus large, la radio échoue à nous familiariser avec les cultures alternatives et les artistes les plus proches, hormis ceux de la scène pop, rock ou électro, loués et vendus comme du Blanc Bleu Belge. Quels médias ou canaux alternatifs, dès lors, sont à même d’orienter le curieux en manque de repères ? La presse papier est elle-même limitée dans l’actualité qu’elle relaye ; restent le Rif Raf (revue musicale d'abord éditée en version néerlandaise en 1989, suivie d’une version française en 1994, distribuée gratuitement dans les centres de prêt de la Médiathèque de la Communauté française de Belgique, dans certains lieux culturels et espaces de concert), quelques magazines ou feuillets (le Ruis publié par Kraak ou la Sélec de la Médiathèque, par exemple), et les webzines qui se multiplient naturellement depuis quelques années, pour découvrir des analyses, critiques et interviews au ton original, et d'indispensables agendas de concerts.
Quant aux rares magasins de musique indépendante de la capitale, nécessaires pour découvrir, se mettre à jour, enrichir l’écoute, force est de constater qu’ils disparaissent au compte goute sans que le relais ne soit forcément assuré de quelque manière que ce soit, comme tant d'autres lieux du tissu culturel alternatif bruxellois. Ces deux dernières années ont disparu successivement le Bonheur (l’épicerie audio-visuelle de la rue Dansaert, qui, neuf années durant, a proposé un choix varié mais jamais mainstream de disques, de livres et d’objets) et Quarantaine (située rue Lesbroussart à Ixelles, cette librairie - disquaire - galerie d'art - espace d'événements pluriellement singuliers était un commerce-concept de proximité pour lequel la relation commerciale n'a jamais été une finalité mais plutôt un prétexte, un moyen pour provoquer la rencontre), laissant leurs habitués frustrés, mais surtout déçus et contrariés de voir ainsi disparaître du paysage culturel bruxellois les nœuds primordiaux d’un réseau plus étendu. Restent quelques endroits permettant la rencontre, points de vente ou espaces de concerts, parfois même chez l’habitant, consolidant des réseaux informels d’amateurs, de Bruxelles à Anvers, de Gand à Liège en passant par Charleroi ou Tienen.

Un réseau, précisons-le, est un ensemble de nœuds (ou pôles) reliés entre eux par des liens (canaux). Les nœuds peuvent être des points massiques simples ou des sous-réseaux complexes. Quant aux canaux, ils sont des flux de force, d'énergie ou d'information. Mais qu’attendre de ces nœuds ? Concrètement, que relayent-ils dans leurs propositions alternatives ? L'émergence permanente de labels indépendants, élément fondamental à la vitalité des idées musicales actuelles, intéressent peu les systèmes d’information, et les non-initiés sont noyés dans la masse d’informations et d'options sur l'Internet, notamment. Rappelons que pour ces labels indépendants, l’idée était originellement d’inventer une musique moins dépendante des conditions industrielles de fabrication et de promotion de la musique comme « entertainment ». Ces nœuds que sont les médias alternatifs, certains points de vente, quelques plates-formes ou la Médiathèque, parmi d’autres, suivent ces labels de près et donnent à leurs productions une réalité sociale tangible en les rendant accessibles. Sur le plan national, ils mettent en lumière l’existence de nombreux (micro-)labels singuliers, méconnus mais actifs, selon des échelles variables, en termes de  production et de promotion : Kraak, Sub Rosa, Ultra Eczema, Matamore, Idiosyncratics, Humpty Dumpty, Carte Postale, AudioMER, Spank Me More, Young Girl Records, Imvated, Veglia, MNÓAD, etc. Autant de plates-formes participant d’une dynamique créative sur le territoire belge, mais pas seulement. Elles offrent de beaux aperçus de ce qui se fait dans les scènes musicales obliques, éclairant d'une lanterne curieuse les artistes d’aujourd’hui, sans pour autant délaisser certains parrains défricheurs qui ont entrepris d’explorer les terrains les plus audacieux. Noise, avant-rock, électronique, neo-folk mutante, classique contemporain, musiques improvisées, drones psyché, pop lo-fi et autres tendances complètement inétiquettables. Ces structures, si elles sont souvent le reflet d'une existence éphémère, témoignent surtout d’une nouvelle forme de contact avec les musiciens ainsi que d'une nouvelle forme de rapport au social, en tant que pratiques où se déploient des processus identitaires et des tentatives de réinterpétation des déterminismes sociaux (enjeux de rencontres, de syncrétismes et de confrontations en tous genres). Comprise comme une expérience à la fois artistique, culturelle, esthétique et existentielle, dont l’ordinaire introduit du sens et des valeurs dans la vie de ses praticiens et auditeurs, la musique indépendante, sous toutes ses déclinaisons, exprime ainsi l’aspiration à une société toujours renouvelée échappant aux finalités rationalistes, aux classifications et au primat du produire.
La pratique amateur n’est pas loin, à l’heure de la généralisation voire de la normalisation des pratiques et de la production musicale. Ceci qui explique l’apparition sans cesse croissante de micro-labels (dont certains proposent des cd-r limités à quelques copies seulement, au packaging bricolé avec les moyens du bord) et de netlabels qui utilisent les licences ouvertes (Creative Commons) pour disséminer leurs productions sur Internet. Ce point n’est pas négligeable, en ceci que la pratique du DIY serait, pour chacun des pratiquants, un moyen de subjectiver son mode d’existence (en tant que volonté politique de marquer leur indépendance face à l’industrie musicale et aux circuits commerciaux ; en favorisant l’invention de micro-territoires de consommation, d’interprétation et de production ; en permettant aux gens de dire l'indicible, de donner à voir l'invisible ; enfin, en constituant des remparts contre la violence physique ou idéologique en permettant d'exprimer et de gérer le conflit dans un espace décalé, non frontal, hors menace – un espace transitionnel ou de résilience).

On aurait tort, par ailleurs, de restreindre l’activité de ces plates-formes à la production d’enregistrements (vinyles, CD, voire cassettes) de livres et d’autres objets, puisque la promotion d’artistes passe aussi (surtout ?) par l’organisation de concerts, de festivals et divers types de performances. Les lieux à vocation culturelle ne manquent donc pas ; subsidiés ou auto-gérés, ils ponctuent la carte du royaume, mais insuffisamment selon certains et inégalement selon les régions. Mentionnons en vrac, parmi tant d’autres, quelques cas singuliers appelant au détour, qu’ils soient le fruit d’associations, de coalitions ou de personnes isolées : le label gantois Kraak, défricheur hors pair et trésor culturel de la Flandre, organise depuis plus de 10 ans de nombreux concerts et festivals de référence (Gand, Anvers et Bruxelles) et publie le mensuel Ruis ; Maxime Lê Hung, du label Matamore, propose au fil des mois des concerts dans son living, en bordure du canal, à Molenbeek, en un lieu nommé le Schip, fidèle à une programmation de qualité, à la chaleur de son accueil et à ses prix démocratiques ; l’association Corps et Logis, collectif d’habitants toujours renouvelé, investit depuis plus de 30 ans le corps d’habitation de la ferme du Biéreau, à Louvain-la-Neuve, dans le but, outre de vivre en communauté, de proposer des activités culturelles variées (des concerts dans la cave ou dans les écuries, un ciné-club, du cinéma pour enfants, des ateliers, etc.), sans réel financement et au cœur de tensions institutionnelles et communales – lieu de vie, de rencontre, de médiation et d’expérience culturelle, il tend à s’effacer, peu à peu asphyxié par l’urbanisme dévorant ; Logement, association basée à Anvers, au même titre que l’Écurie, collectif d’artistes bruxellois actuellement établi à Laeken, et d’autres ateliers d’artistes (Ateliers Mommen, Nadine, etc.), fondent leur postulat sur la conviction que l’occupation éphémère (friches, etc.) peut être le moteur d’un projet culturel et de ses ambitions socio-politique : le défi d’une telle démarche est de garder une indépendance suffisante et d’assurer une autogestion de l’espace occupé afin de pérenniser un modèle participatif accueillant des expressions artistiques et culturelles différentes ; de 2003 à 2007, Olivier Decoster a multiplié les performances noise dans un living à Tienen (Live in the living) et met désormais sur pied les soirées Don’t cum if you don’t like noize ; depuis près d’un an, le Vecteur, piloté par l’asbl Orbitale, réunit neuf structures (Verrue, Rafales, MNÓAD, FMI, etc.) dans le centre ville de Charleroi : véritable plate-forme d’échanges et pôle artistique dédié à l’interdisciplinarité, il entend favoriser, par une convergence d’énergies, la promiscuité intellectuelle et l’enchaînement de concerts, de performances, de rencontres littéraires, d’expositions, d’installations, de projections et de démarches éditoriales ; le Magasin 4, temple de la musique alternative, du hardcore au funk, du punk au metal, récemment fermé après 15 ans d’activités, réouvrira prochainement ses portes à l’avenue du port, à proximité de Tour et Taxi ; la Compilothèque, un café sur le quai du canal de Bruxelles, est lui aussi le théâtre de concerts alternatifs pointus, au même titre que les Ateliers Claus (St-Gilles), La Filature (St-Gilles), le Dada (Bruxelles), Imal (Molenbeek), Q-O2 (Bruxelles), le Carlo Levi (Liège), le Belvédère (Namur), le Sheldapen (Anvers), etc. À cela il faut ajouter les événements ponctuels, parfois organisés dans des contextes peu consensuels voire précaires, tels le Boslawaai, événement pluridisciplinaire (musique, danse et poésie) tenu en juin dernier une nuit de pleine lune dans la forêt de Soignes, ou le Panorama Festival de juillet, rencontre musicale open air sur un terril dominant la ville de Charleroi.
Ces lieux et événements sont autant d’alternatives aux espaces culturels standardisés auxquels nous sommes aujourd’hui accoutumés. Cette vitalité dans la production d'activités se fait pourtant avec des moyens réduits ; souvent peu visibles car enfouies sous l’évidence des agendas culturels les plus médiatisés, ces initiatives – juste mélange de rencontres artistiques, d’activisme culturel, d’enthousiasme, de bricolage, de débrouillardise et, parfois, de relations complexes à la communauté urbaine et aux institutions – fonctionnent la plupart du temps sur base des ressources générées par les différentes activités. C’est l’art de faire bien avec peu, d’utiliser les échanges de service, d’amoindrir les frais par la créativité, mais il faut aussi compter sur la bonne volonté des artistes dont les cachets, en connaissance de cause, se font moins onéreux. L'absence d'intermédiaires entre les artistes et ces associations (contacts personnalisés, hébergement, etc.) permet ainsi d’échapper à la marchandisation des activités et de proposer des tarifs d'entrée largement inférieurs à ceux pratiqués par la grande majorité des espaces culturels.

Témoignant d’une façon spontanée voire un peu sauvage de partager la culture, ces lieux et ces pratiques – autogestionnaires ou subsidiées, mais conservant  une relative autonomie –, rendent compte que le geste amateur et gratuit a encore un sens. Ils prouvent qu’au cœur et à la fois en marge des régimes de production contemporains, il y a place pour des formes d’expression et de promotion autres, singulières, refusant de participer de l’ethos consensuel contemporain. Volontairement ou non elles se font critiques, dans son sens originel – « qui concerne la séparation, la discrimination » : critique est l’art qui déplace les lignes de démarcation, qui crée de la séparation – du dissensus – dans le tissu consensuel du réel, induisant des sources de conflits entre différents régimes de sensorialité.
Si de telles pratiques semblent vaines pour beaucoup, à l’heure où tout se mesure en succès, en visibilité et en rendement, les acteurs de ces réseaux – dont nous n’avons fait ici que dresser une liste non exhaustive, la partie émergente d’un iceberg, non limité au territoire – répondront presque unanimement, par-delà leurs différences, que le critère de la fréquentation important peu, l’essentiel consiste à rendre ces activités possibles sur base du seul enthousiasme qu’elles suscitent chez certains, fussent-ils peu nombreux. Puissent-elles se maintenir, authentiques, dans leur autonomie relative qui, s’il elle fait figure de lieu de résistance, n’est au fond qu’une manière de répondre aux nécessités et désirs de ceux qui les inventent.

                            
Sébastien Biset, été 2009

Texte paru dans Flux News, automne 2009


 

 

 

. ARTICLE 43 (September 2009)
. 2 MNÓAD AUTUMNAL EVENTS WITH JUSTICE YELDHAM (Au), SISTER IODINE (Fr), PORTABLE NOISE KREMATOR, JF BLANQUET, K-BRANDING AND SOUMONCES ! !!!

 

07 Octobre 2009.

K-Branding est le trio belge torturé, dissonant et envoûtant de Grégory Duby, Vincent Stefanutti et Sébastien Schmit. C'est du noise-jazz-rock-punk-core aux relents expérimentaux. Une batterie enflammée et des chants incantatoires, des voix saturées, de l'hypnose et de la fureur. Le combo a sorti son album Facial début 2009 (Humpty Dumpty Rcds) et a notamment joué avec Zu, Monno, The Locust, Pelican, An Albatross, Part Chimp, Todd et L'Enfance Rouge.

Sister Iodine est un groupe de rock bruitiste et expérimental français, originaire de Paris et formé en 1992. Influencé par la no wave, Sonic Youth et The Ex, Sister Iodine produit une musique plutôt froide mais intense, proche du bruit blanc, mêlant hurlements, guitares saturées et rythmiques de batterie violentes et binaires, ce qui leur a value d'être qualifié de groupe art-rock.Outre d'avoir fait les premières parties de Sonic Youth, Faust, Keiji Haino, Circle X, Tone Rec ou Pluramon, le trio a également participé à des projets communs avec Bästard ou The recyclers. Séparé pendant 7 ans, le groupe s'est reformé en 2004 pour une série de concerts épisodiques. Érik Minkkinen, chanteur et guitariste du groupe, fait aussi partie du projet électronique Discom avec Lionel Fernandez, avec lequel il a monté le label Deco en 2000. En collaboration avec Sylvie Astié et Isabelle Piechaczyk, tous deux ont également mis en place la structure parisienne Büro, qui organise depuis 1998 des concerts et des performances de musique électronique, ainsi que "Le placard", festival de musique pour casques en appartements.

Soumonces! est le projet d'improvisation improbable de Sébastien Karkoszka (Jupitter goes Quattrocento), Sébastien Biset (Sepia Hours, MNÓAD, (SIC)) et Jean DL (MNÓAD). Dans une improvisation totale, la formation engage ou s'essaye à de ferventes errances entre avortement popcore hennyuère foutraque, envolées noise, dérives exotiques, drones, et autres dérapages.

Bar ouvert dès 19h30. Concerts aux alentours de 20h. 5/6€. Le Vecteur, rue de Marcinelle, 30, 6000 Charleroi.

 

 

27 Septembre 2009.

Lucas Abela, fondateur du label australien Dual Plover (Deerhof, Merzbow), abandonne le vinyle pour le verre et forme JUSTICE YELDHAM en 2003. Avec une plaque de verre, reliée par un micro-contact à une ceinture de pédales d'effets qui amplifient et distordent le bruit de sa bouche et de sa voix en lutte contre la plaque, ses performances le montrent, bouche écrasée contre la plaque de verre, gesticulant, hurlant pour communiquer au verre des vibrations et des cris, envoyés jusqu'aux enceintes. La fin tombe, lorsqu'il réduit, comme par souci de tradition, son instrument en morceaux avec le front ou avec les dents, avant de quitter la scène, la face transpirante et sanguinolante. Yeldham ne s'en cache pas, il veut faire peur, générer du trouble et capter l'attention d'un public en le maintenant dans une sorte d'impasse émotionnelle. (webzine millefeuille)

Portable Noise Kremator est le projet noise de Wim Van Gelder (Hoegaarden), ancien membre de l'experimental dead trash band ManGenerated, disparu en 2004. Il met à jour le site Mangenerated, tient un blog consacré à la noise, parsème le net des vidéos captées lors de telle ou telle performance, et performe aujourd'hui avec toujours cette même intensité, expression et conviction.

Jean-François Blanquet mène une recherche sonore dans le recyclage, le détournement et la modification d'objets analogiques et numériques de tous les jours. Il cherche dans le bruit et l'instabilité des ouvertures propices à l'exploration des sens. Il s'intéresse depuis 2000 à la vidéo et réalise des créations sonores et visuelles pour le théâtre, la danse et le multimédia. Ses travaux sont axés sur l’expérimentation directe, cherchant à déblayer dans l'instant toute idée de contrôle. Il se produit seul ou avec des performeurs, danseurs, vidéastes, photographes, poètes, comédiens et musiciens pour des sets d'écritures directes. Il co-dirige le groupe de création projectsinge depuis 1998 et fait parti du projet live audio_video DEMOLECULARISATION.

Bar ouvert dès 19h30. Concerts aux alentours de 20h. 5/6€. Le Vecteur, rue de Marcinelle, 30, 6000 Charleroi.

 

 

www.fausses-couches.net + www.vecteur.be


 

 

 

. ARTICLE 42 (August 2009)
. BEER BAR - LE ROEULX

 

 

Ouvertes à tous, ces sessions se comptent au nombre de 6 par an, rythmant l'année de thématiques choisies ou non selon le calendrier ou les cicronstances. Elles sont une initiative de Sébastien Biset, Sylvain Scarcériaux et Dimitri Deblander, et ont lieu au Roeulx.

 

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. ARTICLE 41 (July 2009)
. THE EVER MASS LAND (SEBASTIEN BISET - SEBASTIEN RIEN - ANTOINE BOUTE : performance + poetry + edition)

 

 

25th July 2009.

Sébastien Biset + Sébastien Rien + Antoine Boute

"The ever mess land"

Nadine, The ever mass land, Brussels.

 

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. ARTICLE 40 (July 2009)
. DIVERS

 

Eté 2009.

Carn.Rlx (+vidéo), BBQ's, fest., perf., etc. etc. etc.

 

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Soumonces! (Sébastien Biset, Sébastien Karkoszka, Jean DL, Impostor)

Le Vecteur (Charleroi), 23 mai 2009 - Logement (Anvers) 25 juin 2009.


 

 

fausse(s) couche(s) - Pratiques de l'usure & Manières d'être là - S. Biset, J. De Lacoste, B. Impostor Drugmand - 2009